IEE

Institut d'Etudes Européennes

de l'Université libre de Bruxelles

IEE - ULB > Historique

Historique de l'Institut d'Etudes européennes de l'Université libre de Bruxelles

bata2.jpg

L’Institut d’Etudes européennes a été le fruit d’une intuition précoce des autorités académiques de l’Université libre de Bruxelles. Dès le début des années 60’, quelques années seulement après l’entrée en vigueur des traités de Rome, elles ont entendu créer un institut ayant pour mission d’« approfondir dans le domaine des sciences morales, politiques et économiques, les problèmes que pose la réalisation d’une Europe toujours plus unies », dans le but notamment de permettre à l’ULB de répondre aux impératifs de sa situation géographique, dans la capitale de l’Europe qui nourrissait l’ambition de tenir une place importante dans la vie européenne et  internationale. L'Institut a été conçu comme un centre à la fois d’enseignement et de recherche.

Il visait, par son enseignement,  à former des  spécialistes des questions européennes mais il entendait aussi contribuer aux progrès de l’intégration européenne et participer, en tant qu’institution académique, à la réflexion et au débat européen. Dès ses premières années d’existence, il s’est affirmé comme un centre d’excellence, principalement mais pas exclusivement, dans le domaine du droit européen, avec des personnalités incontournables telles que Walter Ganshof Van der Meersch, son premier président,  Michel Waelbroeck ou Jean Victor Louis. Il s’est aussi très rapidement ouvert vers l’extérieur, tant dans l’enseignement, en accueillant des professeurs et étudiants étrangers, que dans la recherche en développant les coopérations interuniversitaires. 

Fin des années 80’, l’acte unique européen et l’objectif de l’achèvement du marché intérieur pour 1992 a été l’occasion d’une nouvelle  prise de conscience des autorités académiques de l’importance de l’Europe  pour l’Université. Une impulsion a ainsi pu être donnée, avec l’appui du recteur de l’époque,  Françoise Thys, et en coopération avec la Faculté des Sciences économiques, politiques et sociales, aux travaux des sections économique et politique, avec l’arrivée de nouveaux directeurs de recherches, à la personne d’André Sapir et Mario Telo.  Dans la foulée, les cadres de recherches ont été  renforcés, l’enseignement rénové et des locaux plus spacieux ont été mis à la disposition de l’Institut.

IEE-ULBEn 2003, la réforme de Bologne introduit une petite révolution dans les enseignements de l’Institut : alors qu’au départ, il délivrait exclusivement un enseignement de troisième cycle, avec des licences spéciales rebaptisées diplômes d’études spécialisées en 1995, il a intégré le deuxième cycle et pris place dans les masters offerts par l’Université libre de Bruxelles, tout en offrant des masters complémentaires et redynamisant son école doctorale en études européennes. L’IEE et l’Université ont même saisi cette occasion pour créer une quatrième section d’enseignement et de recherche, la section Histoire et cultures d'Europe, avec la collaboration étroite de la faculté de Philosophie et lettres.


Au cours de ses presque 50 années d’existence, l’Institut d’Etudes européennes a diplômé près de 5000 étudiants et n’a cessé de s’affirmer, à l’échelle européenne et même internationale,  comme un centre multidisciplinaire de « hautes études européennes ». En témoigne l’Erasmus Mundus Joint Doctorate Programme « Globalisation, the EU, and Multilateralism », dont il assume la coordination depuis 2009, et qui regroupe neuf universités d’Europe, d’Asie, des Etats-Unis et d’Amérique latine.


De grands noms qui se sont succédés à la présidence de l’Institut d’études européennes

  • Walter Ganshof van der Meersch (1963-1970)
  • Paul de  Groote (1970-1972)
  • Henri Janne (1972-1975)
  • Henri Simonet (1975-1978)
  • Paul Foriers (1978-1980)
  • Jean-Victor Louis( 1982-1992)
  • André Sapir (1992-1998)
  • Régine Kurgan (1998- 2003)
  • Françoise Thys (2003-2005)
  • Mario Telo (2000-2009)
  • Marianne Dony (2009- ... )

Le siège de l’Institut d’Etudes européennes : un immeuble signé Blomme

En 1964, l’IEE a fixé son siège dans une maison particulière sise au 39 avenue F. D. Roosevelt, conçue par Adrien Blomme en 1926-1928. Adrien Blomme (1878-1940) fait partie des architectes majeurs à Bruxelles. Son œuvre, commandée en très grande partie par une clientèle industrielle et fortunée, est variée. Certaines de ses réalisations sont réputées et valorisées. Adrien Blomme a nourri son travail des différents styles d'architecture du début du XXème siècle. Après de premières réalisations empreintes de références historiques (illustrées notamment par le Château du Vert Chasseur actuellement occupé par l’école européenne d’Uccle), il s’est tourné vers un style moderniste classique dont le 39 avenue F. D. Roosevelt est un exemple caractéristique mais qui se retrouve aussi dans plusieurs réalisations réputées comme la villa Gosset à Woluwe-Saint-Pierre, les Brasseries Wielemans-Ceuppens à Forest, qui abritent aujourd'hui le Wiels, la villa Vandevelde à deux pas de l’observatoire d’Uccle ou encore le rectorat de l'ULB, avenue Roosevelt, qui est son ancienne maison personnelle. L’Institut est resté fidèle à Adrien Blomme : en 1990, la maison voisine, le 41, dont il avait aussi signé les plans, était acquise par l’ULB et mise à la disposition de l’IEE.